
Que faire un vendredi soir pluvieux dans un Paris plus si lumineux que ça? Des colloc's me proposent d'aller au cinéma pour revoir le fameux blockbuster de notre enfance, Titanic. Là, je me souviens de ce film, une de mes premières toiles, qui m'avait foutu une frousse telle que je m'étais retournée vers le dossier de mon siège pour ne plus voir le drame qui se jouait sous mes yeux. Bien sûr, je me souviens aussi de la frénésie autour du beau Léo. Je dois néanmoins avouer que, quinze ans plus tard, DiCaprio ne m'apparaît plus vraiment comme le héros que je voyais quand j'avais dix ans…
Quoi qu’il en soit, la ressortie du film est une excellente excuse pour faire le plein de rêves grandioses, d’émotions passionnées et de ce sentiment d’"entertainement" typique des grands films américains. Armés de lunettes 3D (autant vous dire que nous étions au comble de l’élégance), nous étions prêts à revivre cette aventure du cinéma avec un grand C pendant plus de trois heures.
Nous voici partis avec Jack (Léonardo DiCaprio) et Rose (Kate Winslet) au large de l’océan Atlantique, sur cet immense monstre d’acier, titanesque à juste titre. James Cameron nous fait vivre l'histoire du paquebot comme si nous-mêmes y étions, tantôt dégustant des mets raffinés en première classe, tantôt dansant au rythme de la musique irlandaise parmi les passagers de la troisième classe. Tous les ingrédients (aventure, amour, action, héroïsme) sont rassemblés pour faire de Titanic une recette parfaite.
En revoyant le film, je me suis dit que ce n’est pas un hasard s’il remporta tant de prix (notamment onze Oscar en 1998), et connut un succès jamais égalé. Certes, le sujet est facile, étant un attrape-public assez basique, mais la manière de le traiter et de nous rendre cette impression de grandeur frôlant la vanité et la monstruosité tout en nous offrant de la poésie grâce à l'histoire d'amour entre Jack et Rose relève véritablement du coup de maître.
Oui, Titanic fait partie de ces films "grand public" dont nous abreuve Hollywood depuis les années vingt. Une culture de masse hollywoodienne qui a fait l’objet de critiques de la part de nombreux personnages éminents du monde de l’art et de la culture. Mais l'un des rôles essentiels du septième art n'est-il pas de nous faire vivre une histoire, de nous toucher, et de nous divertir? De ce point de vue, Titanic, dont la recette fonctionne toujours aussi bien en 2012 qu'en 1998, est une belle réussite à aller (re)voir un soir de pluie!
Marie-Sophie de Clippele